Les demandes de permis pour ce projet qui représente un investissement de 460 millions d'euros, avaient été déposées en juillet 2011.
Depuis, le groupe attendait depuis le feu vert des pouvoirs publics pour lancer les travaux dans le magasin du Pont Neuf, fondé en 1869, par Ernest Cognacq.
La "nouvelle Samaritaine" comportera 21.000 m² de surfaces commerciales, des bureaux, 95 logements sociaux, une crèche et un hôtel de prestige Cheval blanc (groupe hôtelier dont LVMH est propriétaire).
L'architecture du bâtiment sera "contemporaine", "avec une façade vitrée ondulée et sérigraphiée de gros points ronds" et "une cour intérieure plantée" en son cœur, explique le directeur financier du groupe LVMH et PDG de la Samaritaine, Jean-Jacques Guiony, au Parisien.
La partie verrière, entièrement classée avec sa frises, ses stucs imitation fonte et son grand escalier", sera quant à elle "magnifiée".
"Nous voulons faire un magasin populaire et attractif, à la fois pour le habitants du quartier et pour les touristes", précise-t-il.
Les travaux devraient débuter l'an prochain et durer vingt-huit mois, pour une ouverture prévue en 2016.
L'ensemble emploiera entre 2.200 et 2.500 personnes.
Pour la petite histoire, la Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV. Ce fut la première machine élévatrice d'eau construite dans Paris.
Décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre entre Jésus et la Samaritaine au Puits de Jacob, la pompe fut démolie en 1813. Ernest Cognacq aurait installé sa première échoppe à l'emplacement même de l'ancienne pompe. Le commerce prospère, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine.